Le Carnaval brésilien ne se résume pas à la fête de Rio. Il a différentes facettes et des caractéristiques propres selon la région du pays. C'est avant tout un véritable phénomène populaire. Dans toute les villes, si sont réunis un espace adéquat, des musiciens disponibles, l'envie et la joie, il y a un carnaval. |
 Trio Eletrico a Salvador  Carnaval de Recife |
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Salvador, la capitale de l'Etat de Bahia, avec son trio elétrico (inventé dans les années 50, mais médiatisé trente ans plus tard) a développé une autre façon de danser et de célébrer le Carnaval, plus proche des racines de ce phénomène de rue. La foule, venues de tous les confins du pays, rassemble plus de deux cent mille personnes et suit un camion équipé d'un puissant matériel sonore que l'on entend à des kilomètres à la ronde, où l'on retrouve tous les rythmes de l'histoire du Carnaval. Une chanson de Caetano Veloso dit d'ailleurs à ce sujet, que ''atrás do trio elétrico só não vai quem já morreu'' (derrière le trio électrique seul ne suit pas celui qui est déjà mort). Autres belles options festives, Recife et Olinda, deux villes situées au bord de mer dans l'État de Pernambouc, au nord-est du pays. Elles aussi restent fidèles au Carnaval de rue, où les groupes se déguisent et reflètent le folklore de la région en dansant le frevo et le maracatu du temps des corsos. En tête des blocos, (groupes de gens costumés de la même façon) vont les Bandas de Música (petites fanfares), aussi connues dans la région que les Écoles de Samba cariocas. En hommage aux indiens défilent les caboclinhos (petits métis) et les tribos (tribus), avec leurs louvações (louanges), costumés en indiens, portant arcs et flèches, symphonie de plumes et de colliers, et mélange de couleurs vives, tout le monde dansant le frevo. |
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